Un DXP — Digital Experience Platform — va plus loin qu’un CMS classique. Là où un CMS gère des pages, un DXP structure du contenu indépendamment de sa présentation pour le distribuer sur plusieurs canaux : site web, application mobile, e-mail, affichage digital. Chez Ikomobi, j’ai contribué au développement d’une telle plateforme dans un contexte multi-marques, avec un moteur e-commerce intégré et des exigences importantes sur la gouvernance des contenus, la gestion des accès et la conformité RGPD.
Ce qu’est un DXP et pourquoi c’est exigeant
Dans un CMS, on édite une page. Dans un DXP, on modélise du contenu structuré que différents canaux viennent consommer selon leurs propres règles d’affichage. Cette contrainte se répercute sur toutes les décisions de conception : il faut penser les données avant de penser leur rendu.
La plateforme devait gérer plusieurs marques avec des règles de publication distinctes, des catalogues produit différents et des équipes aux besoins variés — tout en maintenant une cohérence globale et un contrôle fin des accès selon les rôles et les entités.
Stack et fonctionnalités
Le front-end est développé en Next.js avec rendu SSR, ce qui permet d’indexer efficacement les pages produit et les contenus dynamiques. Le back-office React permet aux équipes métier de gérer contenus, pages et produits sans intervention technique — grâce à un éditeur de templates qui génère automatiquement les formulaires d’édition à partir de schémas JSON.
Côté back-end, Node.js avec Express assure les traitements principaux. MySQL gère les données relationnelles (utilisateurs, commandes, catalogue) tandis que MongoDB stocke les contenus plus flexibles. Le moteur e-commerce couvre la gestion du catalogue, des stocks et des commandes.
Un système de rôles et de permissions par tenant permet de contrôler précisément qui peut faire quoi selon son entité et son périmètre fonctionnel.
Gestion documentaire et conformité
Une librairie de fichiers interne centralise les assets de la plateforme — images, documents, médias — avec des statistiques d’usage et un suivi des ressources consommées par entité.
La gestion du consentement et la conformité RGPD ont été intégrées dès le départ, avec des mécanismes adaptés aux contraintes multi-marques du projet.